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jeudi, décembre 20 2007

Là-bas

IMG_2466.jpg

Là bas, tout était dérobé. Le secret marchait dans la rue, sur les murs, entre les mains. Toute femme, passant, passante, portait un secret. Il m'est arrivé de leur dire quelque chose comme ceci: "j'aime ce que vous portez, surtout quand vous vous mettez toute nue".

Là bas, je ne connaissais personne, personne ne me connaissait, je me sentais alors protégé par cette méconnaissance. J'étais en pass-age, je ne faisais que passer.

Là-bas, j'ai décidé alors de t'écrire, de te les écrire.

mercredi, novembre 7 2007

Un art inexistant

Quand la France s’intéresse aux « beaux arts » iraniens, le résultat est souvent risible. Abbas Kiarostami (qui ne sait pas faire du cinéma) à Beaubourg, les photos du monde au Quai Branly. Lorsque l’art devient exotisme, lorsque le spectateur cherche à combler son ignorance par un film, par un livre, par une œuvre artistique: histoire de ne pas mourir stupide. Lorsque l’art devient une source d’information, quand on joue sur l’ignorance, sur l’absence de connaissance, une sorte de « jamais vu » pour le spectateur, jamais vu devenant déjà vu : répétition, cliché, radotage. Personne ne peut savoir ce qui est un film, ce qui est une photographie, ce qui est une œuvre. Devant l’insuffisance de ses œuvres, on est sidéré. Il est heureux d’être critique en France : apprécier et faire connaître un art inexistant.

vendredi, octobre 26 2007

Le Figaro littéraire ou la démagogie littéraire

Blanchot_Figaro_251007.jpg Le centenaire de Maurice Blanchot est l'occasion pour qu'une fois de plus, la lâcheté et le vide intellectuel se manifestent. Le Figaro littéraire, jeudi 25 octobre. Depuis quand Le Figaro est littéraire ? Regardons cette présentation. Qu'est-ce que cela montre ? Qu'est-ce que cela signifie ? Regardons ce bandeau rouge, regardons sa position. Pourquoi ce bandeau couvre la bouche de Maurice Blanchot? N'est-ce pas révélateur de ce qui se passe, autour de Blanchot, c'est à dire autour de la littérature ? Pourquoi Le Figaro littéraire est inquiet qu'on fête le centenaire d'un écrivain ? Le Figaro littéraire évoque les valeurs actuelles, cela influence, cela rappelle, cela fait agir, cela trouble: Léon Blum et de Gaulle ! Viennent ensuite les esprits médiocres de notre temps pour nous parler de Blanchot. Ainsi, un certain Éric Marty s'intéresse au passé de Blanchot. Mais où est-ce qu'on va ? Pensons un instant aux travaux de ce Sieur publiés ici et là. S'adressant à l'opinion publique, il ne cesse d'utiliser des termes comme Blanchot fasciste, passé révolutionnaire fasciste de Blanchot. Manipuler l'opinion publique est une tâche sérieuse. Comment est-ce possible ? Avec une ignorance absolue, et une indifférence, absolue: l'une va avec l'autre; l'une est l'autre. Caricaturer Blanchot, publier une caricature de Blanchot, une présentation ignoble, nous sommes bien chez Le Figaro littéraire.
Il est temps d'agir.

Liens:
- Faut-il blanchir Blanchot ?
- Un abêtissement typique de l'intellectuel européen

jeudi, octobre 25 2007

Carnet

Aimer la perfection parce qu'elle est le seuil,
Mais la nier sitôt connue, l'oublier morte...

Yves Bonnefoy, L'imperfection est la cime

J'oublie un carnet sans le perdre, je sais où il est comme je sais où tu es, au moins, je suppose. Un instant d'oubli et puis, le souvenir. Cela survient. Tu étais à l'écart, le carnet te remplaçait, te parlait, t'écrivait, te feuilletait, te commençait, te recommençait, il restait lorsque tu cessais de.. rester.(Cé, c'est toi, cela te ressemble, Cé, comme cesser, c'est, c'est qu'il n'y a plus rien?). Maintenant, tu n’es plus, le carnet n'est plus. Un carnet te contenait, toute une vie ne dépassait pas un carnet. Avec ou sans carnet, tu continues d'exister, désormais tout est abandonné dans ce monde: toi, carnet, toi dans le carnet. Tu ne liras jamais les mots qui t'étaient adressés, tu ne le sauras jamais. Peu importe. Tu survis, il survit.

Oui, tu étais le carnet même.

dimanche, octobre 7 2007

Où ?

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Une piscine, une terre, un jour, une nuit. Où ? Le jour, l'espace devenait le temps. La nuit, le temps ne passait plus. Tu étais loin, c'est à dire, tout près, tu étais cet espace, ce temps, ce qui restait, ce qui résistait encore. Tu étais partie, tu étais là. Où étais-tu ? Tu étais le "où". Where were you ? Quelle différence, entre "where" et "were" ? Aucune. La différence était supprimée.

Pourtant, l'attente subsiste. Attendre, quand il ne reste plus rien à attendre. Attendre l'impossible. L'attente impossible.
Il pleuvait, tu étais là, je voulais te voir exister. Je ne te vois plus, tu existes.

jeudi, septembre 6 2007

Points de suspension

J'étais ses points de suspension

J'étais ...

J'étais ...

Comment es-tu possible ?

Tu étais ..., oui .... mon impossibilité ... !

... ou la parole qui s'efface avant d'être écrite ...

Comment lire ces points silencieux ?

Silence... assourdissant...

samedi, août 18 2007

The Risk of Poetry


The Risk of Poetry
A Talk by:Parham Shahrjerdi
in French & Persian

Poetry Recitals:
Ali Abdolrezaei in Persian
Abol Froushan in English


Round Table: The globe trotting directions of our poetry
Mansor Pooyan, Abol Froushan, Parham Shahrjerdi & Ali Abdolrezaei

Place: Hampstead Hotel London
Primrose Hill Road
Hampstead
London
NW3 3NA

Date: Sunday 19 August 2007
Time: 5pm

vendredi, juillet 20 2007

René Char

Nous l'avons lancé aussi, et lui aussi est inactif ; il est également temporaire, et il ressemble beaucoup au précédent, son adresse est www.erohee.org/char/, c'est le site consacré à René Char. Nous le remplirons peu à peu. Tous les liens sont brisés.

Henri Michaux, ailleurs

Nous (Benoît et moi...) l'avons lancé, mais il est encore inactif, il est à l'adresse temporaire : www.erohee.org/michaux, c'est le site consacré à Henri Michaux. Nous le remplirons peu à peu. Tous les liens sont brisés.

jeudi, juillet 12 2007

Le pli, les plis

Je reviens de Cerisy avec des centaines de pages, écrites, non écrites, à écrire. Je reviendrai sur les pages, sur mes pages, sur mes pas !
Bien, je viens de retrouver les plis de Jolyon Derfeuil, mon ami, le poète, avec qui j'ai pu vivre, survivre, à cette ville que j'ai quitté à jamais, Angers...
L'occasion pour publier une photo de Jolyon, comme je manifeste un intérêt fou pour la figure, pour la soutenir, sans la retenir.

Voici le poète:


Alors, les plis, voici ces mouvements, voici la main, les mains, plier, replier, déplier... Cela nous fait penser à Deleuze, le pli...
Voici les plis de Jolyon:


Lire et écouter Deleuze ici et ici

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