Quand la France s’intéresse aux « beaux arts » iraniens, le résultat est souvent risible. Abbas Kiarostami (qui ne sait pas faire du cinéma) à Beaubourg, les photos du monde au Quai Branly. Lorsque l’art devient exotisme, lorsque le spectateur cherche à combler son ignorance par un film, par un livre, par une œuvre artistique: histoire de ne pas mourir stupide. Lorsque l’art devient une source d’information, quand on joue sur l’ignorance, sur l’absence de connaissance, une sorte de « jamais vu » pour le spectateur, jamais vu devenant déjà vu : répétition, cliché, radotage. Personne ne peut savoir ce qui est un film, ce qui est une photographie, ce qui est une œuvre. Devant l’insuffisance de ses œuvres, on est sidéré. Il est heureux d’être critique en France : apprécier et faire connaître un art inexistant.