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Mot clé - Blanchot

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vendredi, octobre 26 2007

Le Figaro littéraire ou la démagogie littéraire

Blanchot_Figaro_251007.jpg Le centenaire de Maurice Blanchot est l'occasion pour qu'une fois de plus, la lâcheté et le vide intellectuel se manifestent. Le Figaro littéraire, jeudi 25 octobre. Depuis quand Le Figaro est littéraire ? Regardons cette présentation. Qu'est-ce que cela montre ? Qu'est-ce que cela signifie ? Regardons ce bandeau rouge, regardons sa position. Pourquoi ce bandeau couvre la bouche de Maurice Blanchot? N'est-ce pas révélateur de ce qui se passe, autour de Blanchot, c'est à dire autour de la littérature ? Pourquoi Le Figaro littéraire est inquiet qu'on fête le centenaire d'un écrivain ? Le Figaro littéraire évoque les valeurs actuelles, cela influence, cela rappelle, cela fait agir, cela trouble: Léon Blum et de Gaulle ! Viennent ensuite les esprits médiocres de notre temps pour nous parler de Blanchot. Ainsi, un certain Éric Marty s'intéresse au passé de Blanchot. Mais où est-ce qu'on va ? Pensons un instant aux travaux de ce Sieur publiés ici et là. S'adressant à l'opinion publique, il ne cesse d'utiliser des termes comme Blanchot fasciste, passé révolutionnaire fasciste de Blanchot. Manipuler l'opinion publique est une tâche sérieuse. Comment est-ce possible ? Avec une ignorance absolue, et une indifférence, absolue: l'une va avec l'autre; l'une est l'autre. Caricaturer Blanchot, publier une caricature de Blanchot, une présentation ignoble, nous sommes bien chez Le Figaro littéraire.
Il est temps d'agir.

Liens:
- Faut-il blanchir Blanchot ?
- Un abêtissement typique de l'intellectuel européen

lundi, octobre 15 2007

Présentation du livre Chroniques littéraires du Journal des débats

Présentation du livre Chroniques littéraires du Journal des débats

lundi, octobre 8 2007

Chroniques littéraires du Journal des débats

Maurice Blanchot - Chroniques littéraires du Journal des débats

Un moment important: La publication des chroniques littéraires du Journal des débats.

Chroniques littéraires du Journal des débats

Avril 1941 - Août 1944
Éditions Gallimard
Cahiers de la N.R.F
Edition établie par Christophe Bident
Le livre sera en librairie le 11 octobre.

Je dirais simplement merci, à toi, Christophe Bident, qui rends accessible ces chroniques (presque 700 pages...). Rendre possible comme rendre service, comme rendre hommage.

Jamais Maurice Blanchot n'aura écrit autant de chroniques littéraires que pendant ces années de guerre. Entre avril 1941 et août 1944, chaque semaine, un article recense un ou plusieurs livres récemment parus : romans, poèmes, essais donnent lieu à une réflexion singulière, toujours plus sûre de sa propre rhétorique, livrée davantage à l'écho de l'impossible ou aux sirènes de la disparition. Une critique de jugement ouvre la voie à une critique d'interprétation. Entre les circonstances de la guerre, ce qu'elles rendent possible ou impénétrable, et les fondements de l'acte littéraire, variables au gré des références classiques ou modernes qu'il emprunte, ce sont aussi les théories que Blanchot développera parfois bien plus tard, de La Part du feu à L'Entretien infini et même à L'Écriture du désastre, qui se trouvent ici esquissées. Non sans contradictions ni pas de côté, et dans la certitude fiévreuse d'une œuvre qui commence. Environ un tiers de ces chroniques avait déjà été repris dans Faux Pas, en 1943. C'est tout le reste que nous éditons ici. On y lira des textes sur Dante, Rabelais, Descartes, Montesquieu, Blake, Hoffmann, Jarry ou encore Joyce... On y verra revenir Giraudoux, Mallarmé, Valéry, les surréalistes français et les romantiques allemands. Ces articles révèlent la généalogie d'un critique qui a transformé l'occasion de la chronique en nécessité de la pensée.

Christophe Bident

P.S.
Maurice Blanchot a donc 100 ans. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Poser cette question. A qui ? A moi, à toi, à nous, à personne.